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Dimotiko (qui signifie qui vient du peuple) Le démotiko est né du mariage de ces différentes formes musicales traditionnelles. C'est une musique qui retrace les événements de la vie courante des villages comme la moisson, les récoltes, le mariage, la mort.... Certaines de ces lamentations sont des réminiscences de forme musicale style flamenco. L'héritage musical du moyen-âge grec est assimilé par les religieux orthodoxes. Elle leur sert pour chanter et décrire la vie religieuse. C'est aussi pour eux, une façon de s'opposer aux turcs au travers des clarinettes. Dans le nord de la Grèce, l'influence des Balkans est très importante et se ressent. Nissiotiko (qui signifie qui vient des îles) En fait, comme la majeure partie des îles est restée sous la protection vénitienne, la musique des îles est moins influencée par la domination turque. Elle est basée sur le modèle des rythmes occidentaux avec un rôle important du violon et du luth grec (qui est un dérivé de l'instrument du moyen âge européen.). La forme dominante est le laïko (qui veut dire populaire). Cette musique est née dans les cités modernes. C'est le mariage du démotiko, du rébétiko et du smirneïko. Sorte de rébétiko venant de la ville turque de Smyrne (Izmir maintenant) Marginal issu des milieux populaires grecs au début du XXème siècle, vivant essentiellement dans les bas quartiers des grandes villes portuaires grecques, en autre le Pirée et Thessalonique, et à l'origine du Rébétiko, mouvement musical qui traduisait les douleurs de l'exil, de la pauvreté, des amours sans lendemain, de la prison ou de la mort. Les réfugiés petit à petit ont répandu à travers le pays leur étrange musique, un dérivé de démotiko, une façon de chanter assez orientale et une mélodie basée sur des instruments comme le violon, le santouri, le baglama, le bouzouki... Ils donnèrent naissance au Rébétiko, une sorte de blues, de fado. Quelques rébètes célèbres : Rita Abatzis, Rosa Eskenazi, Chiotis, Giorgos Zambetas, Georges Mitsakis, Papaionnou, Vamvakaris, Tsitsanis, Sotiria Bellou. Dans leurs chansons, ils racontent des amours tristes, s'opposent sociologiquement et politiquement à la classe dominante. Le rébétiko parle aussi de la prison, de la drogue, de l'alcool, de l'exil, de la pauvreté... Il est chanté par des parias de la société souvent au chômage ou en prison, des gens pauvres et désœuvrés. Ils se rassemblaient dans des bars - fumeries où ils jouaient des airs improvisés assis sur des chaises alignées et posées sur une estrade. Le public (aussi désœuvré qu'eux), une fois sous l'emprise de la drogue ou de l'alcool, venait danser devant l'estrade. Ce n'était pas réellement une danse mais des mouvements lents sans réelles recherches. Le danseur ne dansait pas pour les autres. Au contraire, il fallait l'ignorer par fierté et surtout on n’applaudissait pas. Celui qui danse, en fait, cherche à se libérer de son triste sort (voir une fameuse séquence du film "Jamais le Dimanche"). http://perso.wanadoo.fr/ilios/musique/index.htm |