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Extrait du « Dictionnaire Amoureux de la Grèce » - Jacques Lacarrière … je savais, moi, pour avoir passé dans les tavernes du Pirée, de Moschato ou de Néa Smyrni, des heures et même des nuits inoubliables, que quelque chose naissait, qu’un nouveau monde s’inventait. Comme je l’écris dans La Grèce de l’ombre, « j’avais alors le sentiment de pénétrer pour quelques heures sur une terre, un domaine, un pays clandestins qu’il fallait rechercher en des banlieues perdues, connues des seuls initiés. En un mot, une Grèce qui n’avait plus rien à voir avec celle de la bourgeoisie, des touristes et des hellénistes ! Une Grèce que déjà, parce que ses rites, ses fêtes et ses fastes n’avaient lieu que la nuit, j’avais nommée ou surnommée la Grèce de l’ombre ». |