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Texte : Alex Fern Scénographie : Kristos Marais Création musique et effets sonores : Kristos Marais Création animation vidéo : Grégory Korzeniowski Avec : Alex Fern (conteur) et Kristos Marais (instruments traditionnels grecs) Durée : 30 minutes
Création en co-production avec le Centre Culturel Henri Matisse à Noyelles-Godault
"L'Arbre de Kalitéa " a fait l'objet d'un soutien financier de la part du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, de Lille Métropole Communauté Urbaine et du Conseil Général du Pas-de-Calais. |
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Yannis petit enfant grec nouvellement installé avec ses parents dans le village de Kalitéa rencontre un âne qui le sauve de justesse d'une malédiction. Cet âne lui apprend qu'un Arbre vénérable par les ans a jeté, sur tous les gens du village, un sort qui les a transformés en autant d'animaux. Il raconte ce qui est arrivé à Sior Dionysios, le maire qui voulait transformer le village et détruire les arbres, à Hatzivat, le grand promoteur, à l'oncle Yorgos, à Stavrakas, l'homme à la voiture polluante, aux femmes et aux enfants du village, …. . Yannis finit par comprendre les raisons de ce qui semble être une vengeance de l'Arbre contre tous ceux qui lui voulaient du mal et qui défiguraient l'environnement. Il décide de rassembler tous les « animaux » du village autour de l'Arbre où chacun à son tour, après avoir promis de laisser l'Arbre en vie et de respecter le village tel qu'il a toujours existé, retrouva sa forme initiale. Cette histoire fait appel à des personnages dont les noms sont issus du théâtre d'ombres grec : Karaghios, Hatzivat, Sior Dionysios, Stavrakas, Yorgos,… Elle les plonge dans une situation inédite où chacun se trouve métamorphosé en animal à cause de son comportement non « civique ». Il s'agit d'un récit de fiction qui sensibilise, de manière ludique, les jeunes spectateurs (et les plus grands) aux problèmes d'environnement et de protection de la nature : pollution de l'air, de l'eau, de l'environnement sonore et visuel, prise en compte du cadre de vie,… Petit rappel historique : "L'art du théâtre d'ombres est principalement associé à l'Orient, et la Grèce est l'un des très rares pays européens à posséder une telle tradition. Associé à l'origine au culte des morts et des divinités infernales, il est devenu un art populaire où s'expriment les qualités esthétiques, graphiques, dramatiques et musicales des Grecs, mais il est aussi un élément puissant de satire sociale ou politique. La simplicité du dispositif scénique s'adapte parfaitement à un spectacle ambulant. Karaghiozis est aussi associé à la fête de village ou de quartier, ce qui pèse son poids dans le capital affectif dont il bénéficie encore aujourd'hui dans le cœur des Grecs. Pourtant, les grands centres urbains comme Athènes ou Patras ont pu avoir des théâtres permanents où s'illustrèrent les grandes dynasties d'artistes, comme les Spatharis à Maroussi ou les Haridimos au Pirée. De même, la tradition du karaghiozis, après avoir failli se retrouver en bocal dans le formol des musées, va peut-être trouver un nouveau souffle avec ces passionnés qui ont reçu à la fois la tradition des anciens maîtres, et la conscience de sa valeur de patrimoine, et qui sont animés du même désir : transmettre. Il se trouve en Grèce et dans la diaspora suffisamment de ces actifs gardiens du temple pour que le petit bossu de cuir ou de carton puisse conserver sa vertu cardinale : l'espoir ". |
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