"Karaghios" la légende du charpentier aux pieds nus
Spectacle jeune public
(à partir de 6 ans)


 

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" Le jeune public a vibré au rythme des aventures de "Karaghios, le charpentier aux pieds nus " Tout le talent de conteur d'Alex Fern " "

Sur fond de théâtre d'ombres, Alex Fern, volubile et démonstratif à souhait, a réussi à capter l'attention de son jeune public avec les formidables aventures de ce légendaire charpentier, très populaire en Grèce moderne. "

La Voix du Nord - décembre 2004

Conteur : Alex Fern

 

Adaptation musicale et effets sonores : Kristos Marais

Scénographie : Kristos Marais

Iconographie inspirée de : Panos Kapetanidis

 

Durée : 40 minutes

Spectacle agréé par le Conseil Général du Nord (1/2). En cours dans le Pas-de-Calais (1/3)

"Karaghios" a fait l'objet d'un soutien financier de la part du Conseil Régional Nord-Pas de Calais et de Lille Métropole Communauté Urbaine.

Sur fond de théâtre d'ombres, le conteur raconte les évènements incroyables qui conduisirent Karaghios, un personnage du peuple, ouvrier charpentier de son état, joyeux, un peu vantard et très bavard, à devenir une des légendes les plus populaires de la Grèce moderne…

Tout au long du spectacle, les enfants feront ainsi la connaissance d'un héros intarissable sur la longue liste de ses exploits, terrassant l'hydre à sept têtes, soulageant Atlas de la charge du ciel ou encore sauvant Alexandre le Grand du dragon qui le menaçait. Vantardise et bavardage finiront par mener notre charpentier à sa perte mais contribueront également à sa grande popularité sous la forme d'une silhouette du théâtre d'ombres ambulant, qui pendant des dizaines d'années s'installa sur les places de tous les villages de Grèce.

L'écriture du texte fait appel à la technique du conte à l'oriental et au théâtre, le tout illustré par de la musique grecque et des bruitages donnant vie aux personnages.

 


Petit rappel historique :

"L'art du théâtre d'ombres est principalement associé à l'Orient, et la Grèce est l'un des très rares pays européens à posséder une telle tradition. Associé à l'origine au culte des morts et des divinités infernales, il est devenu un art populaire où s'expriment les qualités esthétiques, graphiques, dramatiques et musicales des Grecs, mais il est aussi un élément puissant de satire sociale ou politique.

La simplicité du dispositif scénique s'adapte parfaitement à un spectacle ambulant. Karaghiozis est aussi associé à la fête de village ou de quartier, ce qui pèse son poids dans le capital affectif dont il bénéficie encore aujourd'hui dans le cœur des Grecs. Pourtant, les grands centres urbains comme Athènes ou Patras ont pu avoir des théâtres permanents où s'illustrèrent les grandes dynasties d'artistes, comme les Spatharis à Maroussi ou les Haridimos au Pirée.

De même, la tradition du karaghiozis, après avoir failli se retrouver en bocal dans le formol des musées, va peut-être trouver un nouveau souffle avec ces passionnés qui ont reçu à la fois la tradition des anciens maîtres, et la conscience de sa valeur de patrimoine, et qui sont animés du même désir : transmettre. Il se trouve en Grèce et dans la diaspora suffisamment de ces actifs gardiens du temple pour que le petit bossu de cuir ou de carton puisse conserver sa vertu cardinale : l'espoir ".