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Conférencier : Bernardino Torrés Musicien : Kristos Marais Instruments : bouzouki, baglama, sazi, tambourin, flûtes, … Durée : 75 minutes + échanges avec le public
On dit souvent de l'Occident qu'il est judéo-chrétien mais il est aussi et peut-être plus fondamentalement "grec". Nous devons beaucoup à la Grèce Antique, au "miracle grec", quand en un même mouvement sont nées la Philosophie, la Science et la Démocratie, en fait la liberté de conscience. Philosopher, chercher la sagesse, c'est remettre en cause l'Opinion (la Doxa); c'est être capable de se demander si on a raison de croire ce que l'on a toujours cru, c'est essayer de penser. La démocratie, c'est discuter pour savoir quelles décisions nous devons prendre concernant la Cité au lieu de s'en remettre à une Autorité existante. Dans les deux cas, action ou connaissance, émerge une conscience réfléchie qui s'interroge. Quelque chose commence que nous appelons la Modernité. Cela est né dans la Grèce Antique; c'est autre chose qu'une conscience religieuse, c'est l'attitude scientifique, refuser de croire, essayer de savoir : la bonne hygiène mentale d'un Socrate qui se plaît à déclarer "la seule chose que je sache, c'est que je ne sais rien". Plus concrètement, dans cette conférence, nous exposons les fondements de la philosophie : I- La Dette : ce que nous devons à l'antiquité, la liberté de penser (science et démocratie), les différences qui enrichissent, la tolérance, l'humanisme. II- Héraclite, Parménide, les Sophistes III- Platon, Diogène, Epicure L'intérêt est aussi de souligner la pensée avec la musique, ou mieux de redire en musique la pensée. |
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Philosophes grecs (par ordre alphabétique) Diogène, né à Sinope (413-327 av. J.-C). Il méprisait les richesses et les conventions sociales, qu'il considérait comme des entraves à la liberté. Epicure, né à Samos ou à Athènes (341-270 av. J.-C). Il fonda une école, le "jardin". Sa pensée fait, des sensations, le critère des connaissances et de la morale, et des plaisirs qu'elles procurent, le principe du bonheur. Héraclite, de l'école ionienne, né à Ephèse (v.540-v.480 av. J.-C). Le feu était pour lui l'élément premier à l'origine de la matière. Parménide, né à Elée (v.504-v.450 av. J.-C). Dans son poème "De la nature", il formule la proposition fondamentale de l'ontologie : l'être est un, continu et éternel. Platon, né à Athènes (v.427-v.348 av. J.-C). Disciple de Socrate. Distinguant le savoir de l'opinion et le monde des idées et de la vérité du monde sensible, il élabore une philosophie idéaliste, où s'articule notamment une théorie de l'être et de la nature avec une théorie du langage et de la politique. En 387 av. J.-C, il fonda à Athènes une école philosophique - l'Académie - et inaugura ainsi une tradition féconde : le platonisme. Socrate, (v.470-v.399 av. J.-C). Hostile à tout enseignement dogmatique, il n'écrit pas mais tente, en posant des questions (ironie), d'accoucher les esprits en leur faisant découvrir la fausseté de leurs points de vue et les contradictions dans lesquelles il les emmène (dialectique). Sophiste, philosophe rhéteur, celui qui, dans l'Antiquité, enseignait l'art de l'éloquence. Les plus marquants furent : Gorgias, Calliclès, Critias, Protagoras.
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